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Le Corpus Quenya


Les exemples les plus importants sont listés dans l'article sur ce langage, mais il n'y a pas de liste correspondante de matériel Quenya dans l'article sur le Quenya. On devait remédier à ce manque outrageux de symétrie ! Donc nous allons tenter de lister les sources principales de ce que nous pensons connaître au sujet du Haut-Elfique et mentionner la plupart des exemples publiés du langage. Les sources devraient cependant être séparées en deux catégories :

1) le matériel antérieur, qui ne fait pas toujours autorité à cause des révisions fréquentes et quelques fois substantielles de Tolkien.

2) les exemples de formes plus développées de Quenya trouvées dans le SdA et d'autres sources (principalement post SdA).

Le matériel antérieur se réfère souvent au " Qenya ", puisque ceci était la manière dont Tolkien écrivait le mot Quenya jusqu'à ce qu'il ait revisité l'orthographe alors qu'il travaillait sur le SdA. (Notez que cette révision comme telle n'était pas un changement substantiel : il affectait principalement le manière dont l'écriture Tengwar " originale " transcrivait en nos propres lettres.)


I: Exemples de "Qenya"


Sauter vers le Quenya de style SdA

Voici les exemples les plus importants de " Quenya ", divers matériaux antérieurs qui peuvent ne pas avoir une autorité totale à cause des révisions de Tolkien qui suivirent :

- Le contenu du Qenyaqetsa ou Qenya Lexicon, une liste de quelque six cent racines Elfiques Primitives et de milliers de mots " Qenya " dérivés de celles-ci. Ecrit vers 1915. Voir LT1 :246. Les Appendices dans LT1 et LT2 mentionnent beaucoup de mots tirés du Qenya Lexicon. Il démontre que beaucoup de mots connus du Quenya tardif se rapportent au tout début, mais il contredit souvent la phonologie et le vocabulaire établi que nous connaissons du Quenya de style SdA. Quelques mots du Qenya Lexicon peuvent être "récupérés" dans des formes plus développées du langage de Tolkien, avec une adaptation phonologique au besoin ; d'autres mots de vocabulaire antérieur sont ignorés.- Quelques mots Qenya sont aussi mentionnés dans le Gnomish Lexicon, écrit vers 1917. Le contenu des Lexicons Gnomish et Qenya sont publiés dans Parma Eldalamberon #11 et #12, respectivement.

- Le poème Narqelion.
Un fragment du poème fut publié par Humphrey Carpenter dans son travail J. R. R. Tolkien - Une Biographie, page 83: Ai! lintulinda Lasselanta / Pilingeve suyer nalla qanta / Kuluvi ya karnevalinar / V' ematte sinqi Eldamar. Aucune traduction n'a survécu, mais les mots lasselanta "chute de feuilles, automne" et Eldamar "Maison des Elfes, habitation des Elfes" sont connus à partir du Quenya de style SdA. Le mot qanta est une mauvaise lecture de "ganta" dans le livre de Carpenter; aucun mot Quenya (ou "Qenya") commence par g. (Qanta, écrit plus tard quanta, signifie "plein".) Ainsi, sinqi apparaît sous la forme confuse "singi" dans le livre de Carpenter. Le poème entier a été publié plus tard dans Parma Eldalamberon et Mythlore. Il était daté de "novembre 1915, mars 1916" et peut être le plus vieux texte Elfique jamais publié. C'est indubitablement un des premiers textes Elfiques que Tolkien écrivit.
- Quelques courtes phrases trouvées dans "The Book of Lost Tales": Tulielto! "Ils sont venus!", I·Eldar tulier "les Eldar sont venus", I·kal' antulien "La Lumière est revenue" (LT1:114, 184). Ces phrases semblent avoir été écrites très tôt (avant 1920).

- Oilima Markirya,
"La Dernière Arche ", un poème donné en deux versions, dans MC:213-214 et MC:221-223. (En réalité il y a aussi une troisième version, dans MC:220-221.) Le langage des premières versions du poème est très différent du Quenya du Seigneur des Anneaux et du Silmarillion. De nombreuses années après avoir écrit Oilima Markirya, probablement durant la dernière décennie de sa vie, Tolkien fit une nouvelle version de ce poème, celui dans MC:221-223. Ceci était une traduction virtuelle de "Qenya" en Quenya comme il pensait maintenant que le langage avait été. Cette traduction démontre que le Quenya de style SdA est un langage très différent du premier "Qenya" de Tolkien - en fait les deux langages auraient été probablement mutuellement inintelligibles, bien qu'ils partagent le même style phonétique et un certain nombres d'articles lexicaux.

- Sí qente Feanor,
un texte Qenya des années 60, des mots publiés dans Parma Eldalamberon 15:32, commençant par: néri ur natsi nostalen máre... Tolkien n'inclua aucune traduction; les éditeurs Parma essaya d'en fournir une, mais leur interprétation doit être en partie spéculative, puisque une partie du vocabulaire employé n'apparaît pas ailleurs.

- Nieninque,
un poème court donné dans MC:215-216: Norolinde pirukendea / elle tande Nielikkilis, / tanya wende nieninquea / yar i vilya anta miqilis. / I oromandin eller tande / ar wingildin wilwarindëen, / losselie telerinwa, / tálin paptalasselindëen. "Allant d'un pas léger, tournoyant doucement, là vint petite Niéle, la fille comme un flocon de neige (Nieninqe), à qui l'air donne des baisers. Les esprits des bois vinrent là, et les fées de l'écume comme des papillons, le people blanc des ravages du pays des Elfes, avec de pieds comme la musique de feuilles qui tombent." Ce poème est écrit dans le même langage que Oilima Markirya ci-dessus. D'où il ne nous en dit pas beaucoup plus au sujet de la grammaire et du vocabulaire du Quenya de style SdA. Ce poème ne fut écrit pas plus tard que 1931, bien plus que 20 ans avant la publication du SdA.

- Earendel
(sic, pas Eärendil, bien que le forme i soit utilisée dans le poème lui-même), un poème court donné dans MC:216: San ninqeruvisse lútier / kiryasse Earendil or vea, / ar laiqali linqi falmari / langon veakiryo kírier; / wingildin o silqelossëen / alkantaméren úrio / kalmainen; i lunte linganer, / tyulmin talalínen aiqalin / kautáron, i súru laustaner. "Puis sur un cheval blanc navigua Earendel, sur un bateau sur la mer, et les vagues vertes mouillées partagèrent la gorge du bateau de mer. Les jeunes filles de l'écume avec des cheveux comme des fleurs blanches le firent briller dans les lumières du soleil; le bateau chanta comme une corde de harpe; les grands mâts se courbèrent avec les voiles; le vent 'siffla' (fit un bruit de vent)." Même langage et date que Nieninque ci-dessus.

- La phrase "Koivienéni": Eldar ando kakainen loralyar Koivienenissen mennai Orome tanna lende i erenekkoitanie (avec quelques versions variantes) - "Les Elfes étaient étendus endormis depuis longtemps à Koivienéni jusqu'à ce qu'Orome vienne là pour qu'il puisse les réveiller." La phrase fut trouvée dans des manuscrits de Tolkien dans les archives de l'Université Marquette. La phrase, comme la suivante, furent probablement écrites à un certain moment pendant les années trente quand les idées de Tolkien au sujet du Quenya n'étaient toujours pas très affinées (note "Koivienéni" pour Cuiviénen).

- Les phrase des "Deux Arbres": Valar empannen Aldaru mi kon-alkorin ar sealálan taro ar sílankálan ve laure ve misil (à nouveau avec quelques version variantes). Trouvée sur la même feuille de papier que la phrase de "Koivienéni" sentence. Non traduite, mais signifiant probablement quelque chose comme *"les Valar plantèrent les Deux Arbres dans un jardin béni, et ils grandirent et brillèrent comme l'or [et] l'argent". Ces deux phrases (Koivienéni et des Deux Arbres) furent publiées dans Vinyar Tengwar #27.

- La phrase "Arctique": Mára mesta an ni véla tye ento, ya rato nea - "Bon vent jusqu'à ce que je te voie la prochaine fois, et j'espère que ce sera bientôt." Il n'est pas établit que ce soit du Quenya, mais "Arctique" - une échantillon de langage utilisé dans au Pôle Nord, donné dans The Father Christmas Letters. C'étaient les lettres supposées écrites par St Nicolas aux enfants de Tolkien, mais en réalité écrites par Tolkien lui-même. Tolkien n'a jamais pensé les publier (ceci fut fait par sa famille après sa mort). Bien que les lettres du Père Noël n'aient rien à faire avec la Terre-du-Milieu et n'appartiennent pas du tout aux travaux sérieux de Tolkien, il est clair que la phrase "Arctique" est en réalité une sorte du Quenya (ou "Qenya").

- La Chanson de Fíriel: Une longue chanson en Quenya (environ 90 mots) trouvée dans LR:72. C'est toujours du "Qenya", mais bien plus proche du Quenya de style SdA que les trois poème de MC mentionnés ci-dessus. Une terminaison de verbe statique -ie est beaucoup utilisée, mais cette terminaison est probablement invalide que Quenya de style SdA. Cliquez ici pour une discussion complète de la Chanson de Fíriel.

- Alboin Errol's Fragments dans LR:47, avec traduction interlinéaire: ar Sauron túle nahamna "et Sauron vint [*humble]" / lantier turkildi unuhuine "ils-tombèrent [les] Turkildi [*Rois des Hommes] sous-Ombre" / tarkalion ohtakáre valannar "Tar-Calion [Ar-Pharazôn] guerre-firent sur-Pouvoir [Valar]" / herunúmen ilu terhante "Seigneur-de-l'Ouest monde cassa" / ëari ullier kilyanna "les mers coulèrent dans-Abîme" / Númenóre ataltane "Númenor s'écroula" / malle téra lende númenna ilya sí maller raikar "route directe allaient à l'Ouest toutes maintenant routes courbes" / turkildi rómenna "Turkildi vers l'Est" / nuruhuine mel-lumna "Mort-ombre nous-est-lourde" / vaháya sin atalante "loin maintenant Atalantë".
Même langage que celui de la Chanson de Fíriel.

- Fragments de Lowdham. Divers fragments "Qenya" donnés dans SD:246-247 (note qu'il y a aussi du matériel Adûnaic là). Quelques parties de ces fragments sont presque identiques à ceux de Alboin Errol cités ci-dessus: très proche du Quenya de style SdA.

- Quelques phrases dites par Elendil et Herendil: Man-ie, atto? "Qu'y a-t-il, père?" Atarinya tye-meláne "Mon père, je vous aime", A yonya inye tye-méla "Et moi aussi, mon fils, je vous aime", E man antaváro? "Que donnera-t-il en fait?" (LR:59, 61, 63).

- Des membres du Notion Club parlant dans des langues (SD:290): Es sorni heruion an! "Les Aigles des Seigneurs sont à portée!" Sorni Númevalion anner! "Les Aigles des Pouvoirs de l'Ouest sont à portée!" (version rejetée: Soroni númeheruen ettuler!)

- Une première version de Namárië (voir ci-dessous), données dans TI:284-285: Ai! laurie lantar lassi súrinen / inyalemíne rámar aldaron / inyali ettulielle turme márien / anduniesse la míruvórion / Varda telúmen falmar kírien / laurealassion ómar mailinon. / Elentári Vardan Oiolossëan / Tintallen máli ortelúmenen / arkandavá-le qantamalle túlier / e falmalillon morne sindanórie / no mírinoite kallasilya Valimar. (Le texte comme donné dans TI emploie des macrons au lieu d'accents pour marquer les longues voyelles.) Beaucoup de mots peuvent être identifiés, mais une traduction dirigée est difficile à donner. Anthony Appleyard conjecture que c'est "simplement des morceaux qui vinrent à l'esprit de Tolkien alors qu'il pensait, et il entendait interpoler autre chose plus tard pour compléter le sens; mais à la fin il ratura tout sauf la ligne 1". D'un autre côté, David Salo argue que le texte et en fait complet. Il y a apparemment différentes terminaisons flexionnelles que l'on ne trouve nulle part ailleurs; vraisemblablement elles furent éliminées plus tard. Maintenant un variante de Namárië fut citée dans An Introduction to Elvish p. 5; ceci a une valeur particulière parce que cela rappelle nar "sont" comme forme plurielle du verbe ná "est". Voir l'article de David Salo dans Tyalië Tyellelliéva #12 pour une discussion presque exhaustive de toutes les différentes étapes et versions de Namárië.

- Early Qenya Fragments et Early Qenya Grammar, publiés dans Parma Eldalamberon #14 (2003, édité par Patrick Wynne, Christopher Gilson, Carl F. Hostetter et Bill Welden). Les seuls écrits grammaticaux extensifs pour toutes les étapes de Q(u)enya qui ont jamais été publiés. Cependant, le matériel est préclassique par beaucoup d'aspects, bien qu'il documente aussi qu'un quelques traits de Quenya de style SdA remontent à un stade très antérieur. Ces écrits datent apparemment des années vingt.

- Quelques déclinaisons antérieures ont été publiées dans Vinyar Tengwar: La déclinaison Entu, Ensi, Enta fut publiée et analysée (par Christopher Gilson) dans VT #36. Des preuves internes suggèrent qu'il fut écrit entre 1928 et 1936. Il consiste en ce qui semble être quelques mots conjugués dans tous les cas, mais aucun cas n'est nommé et aucune forme n'est traduite. Les terminaisons ne s'accordent pas très bien avec le système connu du Quenya de style SdA. La déclinaison Bodleian apparut dans VT #28; il fut apparemment écrit en 1936. Il démontre que la déclinaison des racines en -a, -o et -e, mais les cas ne sont pas identifiés. Il est apparemment plus proche du Quenya de style SdA que Entu, Ensi, Enta, mais il y a toujours quelques contradictions. Ces déclinaisons sont de peu de valeur démontrant au-delà que les idées de Tolkien sur le Quenya étaient vraiment en train de prendre de la maturité dans les années vingt et au début des années trente, avant et vers l'émergence d'un système à peu près compatible avec le SdA qui émergea dans la seconde moitié des années trente.

II: Exemples de Quenya compatible SdA


Des échantillons et du matériel des sources suivantes appartiennent au stades plus développés et plus tardifs de Quenya ; ce sont des échantillons avec un intérêt particulier si on essaie de reconstruire une grammaire SdA-compatible (les mots isolés trouvés ici et là ne sont pas listés). Les phrases agglutinatives de Silvebarbe d'éléments de Haut-Elfique mis bout-à-bout à la façon entique ne sont pas inclus ici, puisqu'ils ne sont objectivement pas en Quenya standard (voir l'article sur l'Entique)

- Elen síla lúmenn' omentielvo, "une étoile brille sur le moment de notre rencontre", un salut Elfique donné dans le SdA1/I ch. 3. (La première édition du SdA avait omentielmo, probablement la lecture du texte original de Frodon, traduit en anglais par Tolkien. Mais les commentateurs Gondoriens ont montré que omentielvo est la forme correcte dans ce contexte, et Tolkien utilisa la forme correcte quand une version révisée du SdA fut publiée en 1966. Voir Letters:447. Notez que "omentilmo" dans certaines éditions Américaines est une erreur de typo.) Ce salut est aussi donné dans WJ:367, là sous la forme Elen síla lúmenna omentielvo, sans élision du a final dans lúmenna. (Letters:424 donnent une partie du salut, en omettant elen, mais encore sans élision du a final.) Une forme antérieure du salut se trouve dans RS:324: Eleni silir lúmessë omentiemman "les étoiles brillent sur l'instant de notre rencontre", changé en Elen silë... "Un étoile brille..." Omentiemman avec un génitif en -n est "Qenya", mais les formes verbales sont intéressantes (un bon exemple d'aoriste, à la fois sg. et pl.).

- Arwen vanimelda, namárië! "Belle Arwen [lit. Arwen votre beauté], adieu!" - l'adieu d'Aragorn à Arwen sur Cerin Amroth, répété par lui alors qu'il se souvient de la scène au même endroit de nombreuses années plus tard. La première édition avait vanimalda au lieu de vanimelda. (SdA1/II, fin du Ch. 6, traduit dans WJ:369. La version dans le SdA a namarië au lieu de namárië, mais WJ:369 ainsi que les autres sources [une d'elles dans le SdA lui-même] confirment que la seconde voyelle devrait être á, et pas a.)
- Namárië, "adieu", un long poème Quenya (80 mots) donné dans le SdA1/II, près de la fin du Ch. 8. Aussi connu sous le nom de Lamentations de Galadriel. Ce poème est en détail discuté ici. Jusqu'à la publication du poème de Markirya (voir ci-dessous), c'était le plus long texte Quenya connu. Le poème entier est donné deux fois dans RGEO:66-67. Dans la première version, Tolkien a ajouté des accents au texte, en indiquant tous les accents majeurs et mineurs. La seconde version, avec traduction interlinéaire, diffère quelque peu de la version trouvée dans le SdA. Tolkien expliqua que "l'ordre des mots et le style de [la version SdA] est poétique,' et qu'elle fait des concessions au mètre". Il récrivit le poème dans un "style plus clair et plus normal", en nous permettant de faire une comparaison directe entre le style poétique et le style normal en Haut-Elfique.

- Aiya Eärendil Elenion Ancalima! "Salut Eärendil, la plus brillante des étoiles!" un fragment d'un poème sur Eärendil que Frodon fut inspiré de prononcer quand il utilisa la fiole de Galadriel dans l'antre d'Arachne (SdA2/IV ch. 10, traduit dans Letters:385).

- A laita te, laita te! Andave laituvalmet! ... Cormacolindor, a laita tárienna! " Bénissez-les, bénissez-les! Longtemps nous les bénirons! [Les] Porteurs de l'Anneau, louez [les] vers le haut!" La prière que Frodon et Sam reçurent sur le Champ de Cormallen (SdA3/VI ch 4, traduit dans Letters:308).

- Et Eärello Endorenna utúlien. Sinome maruvan ar Hildinyar tenn' Ambar-metta! "Hors de la Grande Mer vers la Terre-du-Milieu je suis venu. Et ici j'habiterai, et mes héritiers, jusqu'à la fin du monde" - les mots d'Elendil quand il vint en Terre-du-Milieu après la Chute de Númenor, répétés par Aragorn lors de son couronnement (SdA3/VI ch. 5). Des variants antérieures se trouvent dans SD:56: Et Ëarello Endorenna lendien. Símane maruvan, ar hildinyar, kenn' Iluve-metta, changé en Et Ëarello Endorenna nilendie. Sinome nimaruva yo hildinyar tenn' Ambar-metta. Ces variants peuvent ne pas être du parfait Quenya de style SdA; en particulier il semble que Tolkien abandonna le préfixe pronominal ni- ("je") et probablement la notion entière de préfixes pronominaux au lieu de suffixes.

- Yé! utúvienyes! "[Yé!] je l'ai trouvé!" l'exclamation d'Aragorn quand il trouva une pousse de l'Arbre Blanc (SdA3/VI ch. 5).

- A vanimar, vanimálion nostari "O beaux, parents de beaux enfants", le salut de Silvebarbe à Celeborn et Galadriel, donné dans SdA3/VI ch. 7 (la virgule manquait dans la première édition du SdA, mais apparut dans la seconde). Traduit dans Letters:308 et SD:73. (Cette dernière source donne la traduction "beaux géniteurs de beaux"; cette traduction est plus littérale.) Une version antérieure de la même phrase est donnée dans SD:64: O vanimar vanimalion ontari. Cette version confirme que la forme donnée dans les Etymologies, "ontani" comme le pl. de ontaro, ontarë "parent", est une erreur pour ontari (LR:379).

- Utúlie'n aurë! Aiya Eldalië ar Atanatári, utúlie'n aurë! " Le jour est venu! Attention, people des Eldar et Pères des Hommes, le jour est venu!" Le cri de Fingon avant la Cinquième Bataille (Silm ch. 20). Une variante dans WJ:166 a Atanatarni pour Atanatári.

- Auta i lóme! "La nuit passe!" Ce que l'armée de Fingon répondit(Silm ch. 20).

- Aurë entuluva! "Le jour reviendra!" Ce que Húrin cria plus tard quand il fut clair que la bataille était perdue. (Silm ch. 20).

- A Túrin Turambar turún' ambartanen "o Túrin maître du destin par le destin maîtrisé", Le cri de Nienor Níniel quand elle découvrit que l'homme qu'elle avait épousé était son propre frère (UT:138). Dans le Silmarillion (vers la fin du chapitre 21), turún' est simplement devenu turun. De manière surprenante, Nienor utilise la forme Sindarin du nom de son frèrel